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CFP - Exercices d’ambiances. Présences, enquêtes, écritures
par International Ambiances Network on 


Appel à contributions pour la Revue Communications, n° 102 (2018)


Exercices d’ambiances. Présences, enquêtes, écritures

Date limite d’envoi : 19 mars 2017

Argumentaire

Les ambiances traversent les situations, les lieux et les moments. Elles environnent certains êtres plus que d’autres, elles fleurissent dans certains groupes ; dans d’autres elles tournent au vinaigre. Elles sont perceptibles comme qualités de présence à ceux qui entrent dans leurs sphères d’influence. Enjeux de soin et d’attention dans de nombreux domaines de la vie sociale, les ambiances offrent un soubassement aux actions les plus ordinaires. En teintant les espaces où elles se déploient, elles imprègnent les dispositions des êtres qui les perçoivent, les produisent, les supportent et les animent.

Dans divers champs disciplinaires, de nouveaux croisements entre les approches écologiques, phénoménologiques et pragmatistes, ainsi que de nombreuses démarches artistiques, invitent à tenir l’ambiance ou l’atmosphère pour une notion non réductible aux confrontations de l’objet et du sujet, un terme qui remettrait en cause leur opposition. Mais qu’en est-il de ces concepts, de leur sens, de leurs usages et de leur portée pratique ? Ambiance, atmosphère et présence peuvent sembler équivalents en première approche, mais l’effort d’une description attentive apporte de précieuses nuances. Cette attention pointilleuse est d’ailleurs partagée par toutes sortes d’artisans des ambiances. Si les expériences peuvent être modifiées, enrichies par l’écriture ou par l’imagination, cela ne va pas sans la démonstration d’un savoir-faire précis de la part des artistes, écrivains, cinéastes ou créateurs de spectacles – ou encore, des animateurs d’événements politiques.

Les chercheurs intéressés par les ambiances – anthropologues, sociologues, historiens ou phénoménologues mais aussi géographes et ethnologues, ethnomusicologues et théoriciens de l’architecture, du théâtre, du cinéma ou de la création littéraire (voir les références indicatives ci-dessous) – développent de nouvelles manières d’écrire et de mener leurs enquêtes. Cette livraison de Communications entend bénéficier d’un tel climat intellectuel en interrogeant la « puissance heuristique » de la notion d’ambiance, outil méthodologique susceptible de faire converger divers champs de recherche (Thibaud 2012). Si le domaine des ambiances architecturales et urbaines est désormais bien exploré, ainsi que les ambiances sonores (Communications, n°90), de nombreuses questions restent en suspens: nous invitons les contributeurs à y réfléchir, à les reformuler et à y répondre en se fondant sur leurs enquêtes de terrain.

Le numéro s’ouvrira sur les traductions de deux textes de Gernot Böhme et Hermann Schmitz, qui inspirent depuis plusieurs années ce champ de recherche. Il ne s’agit pas ici d’avoir le dernier mot sur un concept à la mode, mais plutôt de faire usage d’un opérateur qui oblige à prendre en compte des aspects habituellement négligés – ou même menacés – des expériences et des pratiques. Ainsi, les contributions attendues exploreront les potentialités de l’enquête sur les phénomènes d’ambiances : les propositions d’articles rendant compte d’enquêtes ethnographiques ou sociologiques originales et inédites seront privilégiées. Il s’agit d’interroger l’efficacité concrète des ambiances en privilégiant l’observation méthodique des pratiques « en train de se faire » et la description située. Comment prendre appui sur les gestes des praticiens des ambiances pour dégager ce que leurs conditions d’émergence ont de précis, voire d’exact ? Comment rendre compte de l’importance des ambiances dans les descriptions ethnographiques, et à quelles conditions ?

Sélection bibliographique indicative

  • Böhme, Gernot. 1993. « Atmosphere as the Fundamental Concept of a New Aesthetics ». Thesis Eleven 36 (1) : 113‐26. doi:10.1177/072551369303600107.
  • Böhme, Gernot. 1995. Atmosphäre. Essays zur Neuen Ästhetik. Frankfurt/M. : Suhrkamp.
  • Böhme, Gernot. 2011. « Un paradigme pour une esthétique des ambiances : l’art de la scénographie ». In : Augoyard, Jean-François (ed.). Faire une ambiance = creating an atmosphere. Grenoble : À la croisée. p. 221- 228.
  • Breviglieri, Marc. 2013. « De la difficulté à entrer en contact ». Ambiances. doi:10.4000/ambiances.345. Claveyrolas, Mathieu. 2003. Quand le temple prend vie : Atmosphère et dévotion à Bénarès. Paris : CNRS.
  • Corbin, Alain. 1994. Les cloches de la terre. Paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au XIXe siècle. Paris : Albin Michel.
  • Corbin, Alain (dir.). 2016. Histoire du silence, de la Renaissance à nos jours. Paris : Albin Michel.
  • Corbin, Alain, Courtine, Jean-Jacques et Vigarello, Georges (dir.). 2016. Histoire des émotions. Paris : Le Seuil.
  • Debaise, Didier. 2015. L’appât des possibles : reprise de Whitehead. Dijon : Les presses du réel. Dewey, John. 2010. L’art comme expérience. [1934]. Trad. coll. Paris : Gallimard.
  • Farge, Arlette. 2015. Le peuple et les choses, Paris au XVIIIe siècle. Paris : Hachette.
  • Fischer-Lichte, Erika. 2008. The Transformative Power of Performance: A New Aesthetics. Taylor & Francis.
  • James, William. 2007. Essais d’empirisme radical [1912]. Trad. Guillaume Garreta et Mathias Girel. Paris : Champs Flammarion.
  • Grimaud, Emmanuel, Thierry Dufrêne, Denis Vidal, et Anne-Christine Taylor. 2016. Persona : Étrangement humain. Arles et Paris: Actes Sud / Musée du Quai Branly.
  • Milliot, Virginie. 2013. «Pluralistic Ambiance and Urban Socialisation». Traduit par Neil O’Brien. Ambiances. doi:10.4000/ambiances.223. [Version française : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00833997.]
  • Nahoum-Grappe, Véronique. 2008. « Le rond-point ». L’Homme. Revue française d’anthropologie, 185-186, p. 121‐31. doi:10.4000/lhomme.24127.
  • Nahoum-Grappe, Véronique. 2016. « Tuer tout le monde ou mourir de colère ? ». Esprit, Mars-Avril (3) : p. 94‐102.
  • Norberg-Schulz, Christian. 1997. Genius loci: paysage, ambiance, architecture. Bruxelles: Mardaga.
  • Piette, Albert. 1999. La religion de près. Paris : Métailié.
  • Piette, Albert. 2009. L’acte d’exister : une phénoménographie de la présence. Marchienne-au-Pont : Socrate Éditions PROMAREX.
  • Pecqueux, Anthony. 2012. « Pour une approche écologique des expériences urbaines ». Tracés, 22 : p. 27‐41. doi:10.4000/traces.5418.
  • Schmitz, Hermann. 2016. « Atmospheric Spaces ». Traduit par Margret Vince. Ambiances. doi:10.4000/ambiances.711.
  • Schmitz, Hermann, Rudolf Owen Müllan, et Jan Slaby. 2011. «Emotions Outside the Box—the New Phenomenology of Feeling and Corporeality ». Phenomenology and the Cognitive Sciences 10 (2) : 241‐59. doi:10.1007/s11097-011-9195-1.
  • Thibaud, Jean-Paul. 2002. « L’horizon des ambiances urbaines ». Communications, 73, p. 185-201. doi:10.3406/comm.2002.2119.
  • Thibaud, Jean-Paul. 2012. « Petite archéologie de la notion d'ambiance ». Communications, 90. « Les bruits de la ville », sous la direction d’Anthony Pecqueux. p. 155-174. doi:10.3406/comm.2012.2659.
  • Thibaud, Jean-Paul. 2015. En quête d’ambiances. Éprouver la ville en passant. Genève : MetisPresses.
  • Thiery, Olivier. 2004. « Présentation du dossier de cinq articles « Ethnographies des atmosphères, Ethnographies atmosphériques », éléments pour une reconfiguration de l’enquête anthropologique avec Peter Sloterdijk ». ethnographiques.org, no 6, novembre 2004. http://www.ethnographiques.org/2004/Thiery.

Calendrier

Date limite d’envoi des résumés courts (3 000 signes) : 19 mars 2017
→ Date de notification des réponses : 15 avril 2017
→ Date limite de remise des textes (articles inédits d’environ 30 000 signes notes comprises) : 15 juillet 2017
→ Date de parution du numéro : 2018

Les propositions de contributions doivent être rédigées en français et comporter le nom de l’auteur, son affiliation professionnelle et son courriel.

Elles devront être envoyées à revue-communications@ehess.fr

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CFP - Paysages sensoriels : quelles places dans les sciences humaines et sociales ?
par International Ambiances Network on 


Paysages sensoriels : quelles places dans les sciences humaines et sociales ?

Colloque, 12-13 octobre 2017 à Lorient, Université Bretagne Sud

Appel à communications

Depuis quelques années, le paysage fait un retour en force en sciences humaines et sociales. Le paysage, ou plutôt les paysages, tant les formes mobilisées sont nombreuses, ne s'envisagent plus seulement à travers la vue, mais à travers l’ensemble des sens : l'ouïe, l'odorat, le toucher, le goût, l'ensemble du spectre sensible et sensitif interviennent désormais dans l'appréhension et la compréhension des paysagère.

Le paysage constitue un objet ancien pour l'ensemble des sciences humaines et sociales. La géographie l’a très tôt considéré comme son objet central, en l'approchant presque exclusivement par la vue : les yeux étant ainsi conçus comme les instruments du géographe de terrain. D'autres disciplines, telles l'histoire, l'histoire de l'art ou l'architecture, ont également mobilisé très tôt le paysage comme objet ou comme approche pour saisir les rapports matériels des hommes au monde. Cet engouement ne s'est pas démenti, mais a suivi les évolutions épistémologiques. Dans les années 1970-1980, le paysage a été considéré comme un moyen d'approcher les idéalités et les représentations immatérielles des hommes et des sociétés, dans une veine phénoménologique. Dans les années 1990, une vague historiographique s'est intéressée à cet objet transdisciplinaire, sous l'angle du paysage comme objet social et objet de demandes sociétales.

Jusqu'alors, les autres dimensions sensibles que la vue, qui est originairement le sens dominant dans l'approche paysagère, ont été peu considérées. Elles sont aujourd'hui au cœur d'un réinvestissement des paysages, comme objet d'étude, et conséquemment ouvrent ainsi à sa réévaluation, comme catégorie épistémique. Cette mobilisation récente des sens pour aborder les paysages traverse l’ensemble des sciences humaines et sociales et ne concerne d’ailleurs pas que la question du paysage. Parmi les multiples publications récentes, citons pour la géographie un numéro spécial de la revue Espace géographique sur le paysage chez John Brinckerhoff Jackson, un numéro de Emotion, Space and Society consacré à la place du son et des émotions en géographie, coordonné par Karolina Doughty, Michelle Duffy et Theresa Harada. En anthropologie, Philippe Descola illustre l'importance du paysage, notamment à travers son cours au collège de France (Les formes du paysage, cycle de leçons 2012-2014) et contribue à questionner la dimension transculturelle et transdisciplinaire du paysage : le décentrement du regard des sociétés occidentales vers d'autres civilisations permet ainsi d'envisager d'autres formes de perception paysagère. En histoire, le paysage sonore de l’Antiquité, méthodologie, historiographie, perspectives de S. Emerit, S. Perrot et A. Vincent interroge la notion de soundscape en histoire et ouvre des pistes stimulantes. En sociologie, de telles ouvertures de l'appréhension du paysage sont aussi à l'œuvre.

Il est remarquable de noter une convergence des différentes sciences humaines et sociales vers une appréhension multi-sensorielle des paysages. Certains sens semblent davantage représentés, en particulier l'ouïe et l'odorat, mais tous les sens sont peu à peu investis. Le paysage n'est donc plus seulement appréhendé par la vue, mais bien de manière pluri-sensorielle. L'expression « paysages sensoriels » s'impose d'ailleurs progressivement et signale le changement à l'œuvre dans l'ensemble des sciences humaines et sociales.

Cette ouverture au spectre sensoriel engage, comme corollaire, le questionnement de la catégorie même de paysage. En effet, en mobilisant les sens (ainsi que les émotions) pour comprendre le paysage et en considérant la dimension pluridisciplinaire de cette mobilisation, c'est la catégorie paysagère qui s'en trouve modifiée et réinterrogée. Comment peut-on définir le paysage à la lumière de l'approche sensorielle ? Comment qualifier les « paysages sensoriels » ? Une partie des interrogations concerne les lieux envisagés : les paysages sensoriels débordent-ils spatialement les paysages entendus au sens classique ? Pour le dire autrement, la mobilisation de tous les sens, dans la mesure où elle considère d'autres dimensions, n'engage-t-elle pas une dilatation des paysagères ? Comment dès lors envisager ces paysages d'un point de vue épistémologique ? Si l'ensemble des sciences humaines et sociales paraît s'entendre sur l'usage des sens pour appréhender les paysages, peut-on identifier alors des épistémés partagées du paysage/des paysages ? Le paysage peut-il donc servir au dialogue inter, voire trandisciplinaire ? Voici quelques-unes des questions que ce colloque souhaite soulever et discuter.

Axes de communication

L’objectif de ce colloque est triple.

D’une part, il s’agira de mettre en évidence les modalités méthodologiques, théoriques et pratiques de la mobilisation des paysages sensoriels dans les différentes sciences humaines et sociales. Comment les sciences humaines et sociales s’emparent-elles des sens pour envisager les paysages ? Comment aborder le paysage par l’ouïe, l’odorat, le toucher, la vue ou le goût ? Quels sens sont-ils mis en avant et quelle est leur balance, leur hiérarchie ? Quelles difficultés méthodologiques et théoriques existe-t-il à l'appréhension sensorielle des paysages ?

D’autre part, on envisagera les conséquences épistémologiques que cette mobilisation des paysages sensoriels entraîne. Comment la mobilisation des sens contribue à redéfinir la catégorie du paysage ? Comment cette mobilisation partagée par les sciences humaines et sociales participent d’une approche pluri- et/ou interdisciplinaire ?

Enfin, à ces deux approches plus théoriques pourront s’adjoindre des études de cas permettant de définir des paysages sensibles, avec des approches méthodologiques spécifiques à chaque science humaine ou sociale, offrant des éléments de réflexion et de comparaison.

Ces axes privilégiés ne sont bien sûr pas exclusifs, d’autres questionnements ou problématiques pourront être proposés.

Organisation du colloque

Le colloque se tiendra sur deux journées à l’Université Bretagne Sud à Lorient les 12 et 13 octobre 2017. Il sera organisé par sessions de communication de 20 à 30 minutes chacune. Un grand temps de discussion sera laissé libre après chaque session.

Modalités de proposition des communications

Les propositions présenteront en une page maximum l’objet de la communication, en précisant l’axe dans lequel s’inscrira l’intervention. Elles feront apparaître les nom, prénom, appartenance institutionnelle et adresse mail du ou des communicants, ainsi que quelques éléments bibliographiques.

Elles sont à envoyer à Véronique Mehl ou/et Laura Péaud avant le 10 mars 2017.

Les auteurs dont les communications seront acceptées seront avertis par mail début avril.

Véronique Mehl
Université Bretagne Sud

Laura Péaud
Université Grenoble Alpes


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“Ambiance et histoire de l’architecture : l’expérience et l’imaginaire sensibles de l’environnement construit“
par International Ambiances Network on 


Dossier thématique, Ambiances - Revue internationale sur l'environnement sensible, l'architecture et l'espace urbain

La revue Ambiances a le plaisir de vous informer de la parution du dossier thématique ”Ambiance et histoire de l’architecture : l’expérience et l’imaginaire sensibles de l’environnement construit”.

Ce dossier a été coordonné par Nathalie Simonnot, Olivier Balaÿ et Stéphane Frioux. Il est accessible sur le site de la revue : https://ambiances.revues.org/738

Comment rendre compte des dispositions spatiales, matérielles et sociales qui fabriquent réellement ou imaginairement une configuration sensible particulière, une ambiance, à un moment donné de l’histoire ? En posant cette vaste question, ce dossier thématique de la revue Ambiances cherche à combler quelques-unes des brèches dans l’histoire architecturale conduite et enseignée aujourd’hui : celles qui touchent à l’étude approfondie des constructions, celles qui énoncent que l’évolution historique de l’architecture et des villes est liée à l’expérience concrète de l’environnement construit, à l’évaluation de son potentiel d’habitabilité, à sa transformation pour les besoins et la joie de l’usage. Nous faisons ainsi de ce dossier thématique un pari : celui de placer l’ambiance vécue de la propagation des flux comme une des forces méconnues de l’histoire architecturale.

Sommaire :

  • Nathalie Simonnot, Olivier Balaÿ et Stéphane Frioux. L’Ambiance et l’histoire de l’architecture : l’expérience et l’imaginaire sensibles de l’environnement construit.
  • Ana Bela de Araujo. La restauration-conservation (2011-2019) de la Fondation Vasarely (1973-1976), ou comment rendre actuelles des ambiances surannées.
  • Claude MH Demers et André Potvin. From History to Architectural Imagination: A physical ambiences laboratory to interpret past sensory experiences and speculate on future spaces.
  • Adrien Pitor. Une justice froide ? L’ambiance thermique dans le palais de justice de Paris au XVIIIe siècle.
  • Julien Bastoen. Les ambiances dans les récits de visite : une source pour l’étude de la réception de l’architecture.
  • Ignacio Requena-Ruiz. Building Artificial Climates. Thermal control and comfort in Modern Architecture (1930-1960).


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“The Aesthetics of Atmospheres”, by Gernot Böhme, edited by Jean-Paul Thibaud
par International Ambiances Network on 

Publication of ”The Aesthetics of Atmospheres“ by Gernot Böhme, edited by Jean-Paul Thibaud

Routledge, 218 pages, £90  | Published under the aegis of the International Ambiances Network, as part of the new collection Ambiances, Atmospheres and Sensory Experiences of Spaces, directed by Rainer Kazig, Damien Masson and Paul Simpson.



         

About the Book


Interest in sensory atmospheres and architectural and urban ambiances has been growing for over 30 years. A key figure in this field is acclaimed German philosopher Gernot Böhme whose influential conception of what atmospheres are and how they function has been only partially available to the English-speaking public. This translation of key essays along with an original introduction charts the development of Gernot Böhme's philosophy of atmospheres and how it can be applied in various contexts such as scenography, commodity aesthetics, advertising, architecture, design, and art.

 

The phenomenological analysis of atmospheres has proved very fruitful and its most important, and successful, application has been within aesthetics. The material background of this success may be seen in the ubiquitous aestheticization of our lifeworld, or from another perspective, of the staging of everything, every event and performance. The theory of atmospheres becoming an aesthetic theory thus reveals the theatrical, not to say manipulative, character of politics, commerce, of the event-society. But, taken as a positive theory of certain phenomena, it offers new perspectives on architecture, design, and art. It made the spatial and the experience of space and places a central subject and hence rehabilitated the ephemeral in the arts. Taking its numerous impacts in many fields together, it initiated a new humanism: the individual as a living person and his or her perspective are taken seriously, and this fosters the ongoing democratization of culture, in particular the possibility for everybody to participate in art and its works.

 

About the Author/Editor

 

  • Gernot Böhme (Author) was Professor of Philosophy at TU Darmstadt, Germany between 1977 and 2002 and has been director of the Institute for Practical Philosophy in Darmstadt since 2005. His research interests include the philosophy of science, theory of time, aesthetics, ethics, and philosophical anthropology.

 

  • Jean-Paul Thibaud (Editor), sociologist, is CNRS Senior Researcher at CRESSON/UMR Ambiances Architectures Urbanités. His field of research covers the theory of urban ambiances, ordinary perception, and sensory ethnography of public places. In 2008 he founded the International Ambiances Network.

 

Table of Contents


Foreword

Introduction

Part I. Theory: Aesthetics and aesthetical economy

1. Atmosphere as a fundamental concept of a new aesthetics

2. Atmosphere as an aesthetic concept

3. The art of the stage set as a paradigm for an aesthetics of atmospheres

4. Kant’s aesthetics: a new perspective

5. On beauty

6. On synaesthesiae

7. Contribution to the critique of the aesthetic economy

Part II. Aesthetics of nature and art

8. Aesthetic knowledge of nature

9. Nature in the age of its technical reproducibility

10. Body, nature and art

11. Nature as a subject

Part III. Architecture

12. The atmosphere of a CITY

13. Atmosphere as the subject matter of architecture

14. Staged materiality

15. Architecture: a visual art? On the relationship between modern architecture and photography

16. Metaphors in architecture–a metaphor?

Part IV. Light and sound

17. Acoustic atmospheres

18. Music and architecture

19. The great concert of the world

20. Seeing light

21. The phenomenology of light


See the book on the Routledge website


ISBN 978-1-138-68850-6



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CFP - Invisible Places 2017
par International Ambiances Network on 


Invisible Places 2017 - Sound, Urbanism and Sense of Place

7, 8 & 9 April 2017, Sao Miguel Island, Azores, Portugal




The aim of this conference is to bring together scholars, artists and theoreticians on soundscape art and ecology and encourage them to present new perspectives that will further interdisciplinary research and practice. We still know little about the complex relationships between landscapes and soundscapes or the significance of acoustic ecology for all living organisms including ourselves. Focused study and intentional stewardship of our sound heritage for the holistic evaluation of landscapes is fundamental to the evolution of all species, and will have a great impact on the survival of many. This will be a central topic to be discussed.

Call for Papers

We are looking for works that reflect (but are not limited to) the following topics:
  • Sound, place and identity
  • Soundscape ecology
  • Sonic urban identity
  • Natural vs. man-made soundscapes
  • Sonic perception
  • Human geography
  • Planning, design and architecture in rural and urban contexts
  • Human dimension of soundscapes
  • Theories of communication
  • The study of soundscapes as a social and political intervention
  • Cultural landscape
  • Acoustic communities
  • Aesthetics of the soundscape
  • Sustainability
  • Bioacoustics and psychoacoustics
  • Sensitivity to noise
  • Recording, archiving and interpretation of sound environments
  • Sound art and ecology

Please submit an abstract of no more than 500 words; selection will be made by double-blind peer review.

Call for Artistic Residencies

The international symposium Invisible Places is pleased to announce a call to artists from around the world who work with sound and field recordings for this unique residency program.
Between 3-5 artists will be selected to live and work in the island of São Miguel for up to 4 weeks prior to the symposium. During the residency, artists will have the opportunity to develop their artistic project in conjunction with the acoustic environment that the island offers. The projects may be presented in the form of performances, concerts or sound installations. Applicants must demonstrate an environmental approach and focus their work on the island as a rich system of endemic and ecological information.
The residency offers accommodation for up to one month. Candidates will have to provide their own travel costs and food expenses.
The selection process may require videoconference meetings with candidates to discuss and define the details of their proposals. The projects will need to give Invisible Places authorization to document the working processes by audio and video for documentary purposes, assuming that it might be used later under Creative Commons licenses.

Call for Workshops & Soundwalks

Candidates who wish to experiment with new research methodologies and approaches to soundscapes, and would like to perform in the form of workshops and soundwalks open to the local community will be selected to participate as part of Invisible Places’s programming. Proposals that focus on the importance of listening to the preservation of memory and cultural heritage will be favored.

Important Dates

November 30, 2016: Submission deadline for abstracts, artistic residencies, and workshops

December 15, 2016: Notifications

January 15, 2017: Registration opens

February 15, 2017: Delivery of full papers


Please consult our website for more info about how to submit.

Any further questions, write us: soundingcities@gmail.com


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